Naître, grandir et vivre dans un corps genré masculin lorsque votre esprit est résolument féminin engendre une souffrance que l’on ne peut imaginer.

Dans notre société bien normée et codifiée il n’est pas aisé de se l’avouer et encore moins de l’annoncer à son entourage.

Après avoir coché toutes les cases censées la conduire au bonheur, s’être réalisée professionnellement, s’être PACSEE et avoir eu un petit garçon, Jean s’est retrouvée dans un état de profond mal-être qui l’a mise face à l’évidence qu’elle souffrait de dysphorie de genre.

La dysphorie de genre est le terme médical utilisé pour décrire la détresse d’une personne face à un sentiment d’inadéquation entre son genre assigné à la naissance et son identité de genre, c’est à dire le genre ressenti.

En juillet 2021, je me suis rendue à Clermont-Ferrand, la ville où j’ai fais mes études, non loin de là où je suis née et où j’ai grandi, pour rencontrer cette femme incroyable.

Petit lexique pour mieux comprendre le sujet :

  • BINARITÉ DE GENRE La binarité des genres résulte des constructions sociales binaires (homme-femme) qui limitent l’identité de genre à deux sexes auxquels sont associés des stéréotypes de genre dits masculin ou féminin. 
  • TRANS On dit d’une personne qu’elle est trans lorsque son identité ressentie et/ou son apparence ne correspond pas au genre qui lui a été assigné à la naissance. Le mot trans est un terme générique regroupant les personnes transsexuées, transidentitaires et transgenres. De nombreuses personnes trans refusent d’utiliser le terme transsexuel·le, estimant que l’identité de genre n’a rien à voir avec la sexualité.
  • TRANSITION La transition désigne le processus et les démarches menant d’un genre mal assigné à la naissance à une identité harmonieuse qui correspond à l’identité ressentie. Cela peut par exemple impliquer l’ajustement de son expression de genre, son rôle de genre, son état civil, mais pas uniquement. La transition peut être complexe et de longue durée, notamment de par la transphobie et cisnormativité de la société actuelle. Le terme « transition » comprend le processus dans sa globalité, intégrant notamment ses aspects personnels, médicaux et juridiques. Une personne transgenre ne doit pas forcément transitionner ou avoir transitionné pour être valide et légitime.
  • LE MEGENRAGE est l’utilisation du mauvais pronom pour parler d’une personne trans. Par exemple parler au masculin d’une femme trans. Même si vous trouvez ça insignifiant, c’est une attaque violente remettant en cause la légitimité de la personne trans.
  • LE DEADNAME ou ANCIEN PRENOM : l’entendre peut-être une source de souffrance pour les personnes trans.
  • Parler du passé : quand vous parlez de l’enfance d’une personne trans, conjuguez aux bons pronoms, même si vous parlez d’un événement ayant eu lieu avant son coming-out. Cette personne trans a toujours été du genre qu’il / elle revendique, même si il / elle avait une apparence différente à l’époque.


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